XI KANT KONGRESS, XI Congresso Kantiano Internazionale

L’Opus postumum, lu par Vittorio Mathieu : sa place dans l’interprétation Kantienne

François Marty

Edificio: Palazzo dei Congressi
Sala: sala Newton
Data: 25 maggio 2010 - 17:00
Ultima modifica: 13 aprile 2010

Abstract

Il s’agit, à Pise, de rendre présent un apport majeur de la recherche kantienne italienne, celui de Vittorio Mathieu sur l’Opus postumum par sa traduction de 1963. Tout travail sur la dernière œuvre de Kant doit le prendre en compte pour assurer son propre départ. L’OP paraît tardivement dans l’édition de l’Académie de Berlin (1936-38) dans l’évident désordre où le manuscrit avait été conservé. avec cependant toutes les indications chronologiques établies en 1920 par Adickes, premier critère précieux. Un second, systématique, tient dans de rares articulations d’ensemble, et quelques indications de divisions. Mathieu donne un troisième critère, rédactionnel :l’œuvre en son élaboration, s’étirant sur quatre à cinq ans. La liasse est l’unité de travail, avec les corrections dans les marges et interlignes, de dates différentes. Une autre forme est une nouvelle unité de travail répétant le même thème sur de légers écarts. – En tout cela s’atteste la présence à l’œuvre entière guidant corrections et reprises. Ce n’est pas autre chose que le propos de Kant sur son travail : « la lacune à combler » pour achever l’œuvre critique. Passage, honore la troisième Critique. Un fil conducteur, l’auto-affection pris de la première Critique fera retrouver la détermination autonome de la liberté de la seconde Critique. Au terme du passage vient la Philosophie transcendantale, et le remaniement des idées de la raison. Il n’est pas d’interprétation kantienne qui puisse ignorer l’OP, premier chemin kantien ouvert par Kant au-delà de Kant. On peut ne pas s’accorder avec tout l’apport de V.Mathieu. On ne peut l’ignorer.