XI KANT KONGRESS, XI Congresso Kantiano Internazionale

Kant, Brentano et Stumpf sur la psychologie et l’anti-psychologisme

Guillaume Fréchette

Edificio: Palazzo dei Congressi
Sala: Conference Room
Data: 24 maggio 2010 - 14:30
Ultima modifica: 13 aprile 2010

Abstract

De toutes les cibles visées par Franz Brentano, autant dans la Psychologie d’un point de vue empirique que dans les écrits plus tardifs, c’est Kant qui sans contredit occupe la place d’honneur. Non seulement Kant aurait posé en postulat de manière injustifiée des jugements synthétiques a priori, mais il est également, selon Brentano et son école, à l’origine de la phase de décadence qui caractérise la philosophie allemande de la première moitié du XIXème siècle. Au-delà de ces affirmations polémiques qui retiennent le plus souvent l’attention, nous suggérons que le motif principal de la critique adressée à la philosophie kantienne par Brentano et ses élèves repose sur le refus de la psychologie en théorie de la connaissance. Nous montrerons ensuite que ce motif dépend en grande partie de la lecture anti-psychologiste de la Critique de la raison pure, véhiculée à l’époque notamment par Johann Eduard Erdmann et Alois Riehl. En neutralisant cette lecture anti-psychologiste, on peut établir les termes d’un compromis entre la position de Kant et celle des Brentaniens sur le rôle de la psychologie en théorie de la connaissance. C’est ce que nous montrerons d’une part en nous penchant sur des textes de Brentano, Stumpf et Husserl qui appuient ce geste et d’autre part en nuançant le supposé refus, par Kant, de la psychologie en théorie de la connaissance.