XI KANT KONGRESS, XI Congresso Kantiano Internazionale

Kant et l'esprit de secte en philosophie

Claude Piché

Edificio: Palazzo dei Congressi
Sala: sala Newton
Data: 24 maggio 2010 - 17:00
Ultima modifica: 13 aprile 2010

Abstract

Si la philosophie comme doctrine de la sagesse (Weisheitslehre) vise à porter au jour les fins essentielles de l’humanité, une telle doctrine ne peut aux yeux de Kant être secrète (Geheimlehre). Au contraire, elle doit être communicable et communiquée. Dans son essai de 1796 « D’un ton supérieur nouvellement pris en philosophie », Kant mentionne, entre autres, deux manières de philosopher en maintenant le secret : il songe au philosophus per initiationem et au philosophus per inspirationem. Sur ce dernier cas, à savoir l’inspiration reposant sur le sentiment, Kant s’est amplement expliqué à l’occasion de la Querelle du panthéisme (1786) et il revient ici sur ce thème en prenant pour cible Schlosser. Mais il est peu disert sur son opposition aux approches qui, comme celles des loges maçonniques, réservent la vérité aux initiés. Dans cette communication, je compte examiner les réticences de Kant face aux sociétés secrètes à la lumière de son concept d’espace public.